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Modele de lettre à Imprimer et expédier

Proposition de lettre à envoyer sans modération au Président de la République, au Préfet, aux députés, à l’évêque, département ou région,...... à chacune des personnes auxquelles chacun pourra penser. Chacun peut envoyer à tout le monde...Le nombre fera notre force

 

Merci d’informer de votre action par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Nom :                                  Prenom :

Adresse : 

Code postal :                       Ville 

 

A l'attention de Monsieur Richard VIGNON

Préfet du Jura

8 Rue de la Préfecture

39000 Lons-le-Saunier

 

  

 

Monsieur le Préfet,

 

La famille Kozmaqi, originaire du Kosovo, a été déboutée de ses demandes de statut de réfugiés et a reçu l’ordre de quitter le territoire. Elle réside en France depuis plus de 2 ans, à Champagnole (39) depuis18 mois.

 

Enver et Lumturidje Kozmaqi ont été victimes du système mafieux qui fait office de méthode de gouvernement au Kosovo :

Alors qu’ils étaient titulaires, chacun, d’un travail convenable, propriétaires de leur maison, de leurs deux voitures, le père, Enver, a subi un cambriolage, dans le cadre de son travail, lors de la garde de l’armurerie qui l’employait. Il a eu le tort de refuser la compromission qu’on lui imposait et a porté plainte.

 

Son épouse Lumturije et son second fils, Rinor, alors âgé de 7 ans, ont été enlevés, dans le but de lui faire payer une rançon et de lui faire retirer sa plainte.

 

Il a pu récupérer son fils deux jours plus tard, et grâce à un prêt de son employeur, son épouse au bout de 10 jours.

Elle avait subi les pires sévices qu’une jeune femme peut subir et a perdu l’enfant qu’elle attendait.

 

Ils ont alors vendu leur maison (fortement à perte), leurs 2 voitures, ont remboursé leur emprunt et payé le voyage pour fuir ce pays qui leur promet la vengeance pour avoir dénoncé le système mafieux.

 

Arrivés en France il y a deux ans, ils ont “plaidé leur cause“ par eux-mêmes, persuadés que leur histoire leur ouvrirait sans problème les portes de notre pays.

 

Malheureusement personne ne les a crus !... En effet, quelles preuves pouvaient-ils fournir ?

 

En Janvier 2017, une expertise psychiatrique a été faite à Rinor, maintenant âgé de 10 ans, encore très perturbé par le souvenir de son enlèvement et de celui de sa mère.

 

La lecture de cette expertise réalisée dans un hôpital en France fait “froid dans le dos“ : un enfant de 10 ans ne peut inventer ce qu’il exprime là, sur ce qu’il a subi deux ans auparavant.

Malheureusement cette expertise n’est pas recevable car réalisée après l’envoi de l’OQTF (Ordre de Quitter le Territoire Français) !

Au niveau économique, Enver a déjà reçu deux offres d’emploi en CDI, à temps complet, grâce à ses compétences en électricité, en plomberie et en menuiserie. Homme à tout faire, très volontaire, il parle un français extrêmement correct.

 

Les deux enfants de 10 et 11 ans sont scolarisés et parlent parfaitement le français.

 

Lumturije a accouché d’un petit Arbnor qui a maintenant un an et demi. Elle suit actuellement des cours de français langue étrangère de façon intensive.

 

Sur Champagnole, une pétition de soutien envoyée à la Préfecture a réuni plus de 600 signatures... en vain ...

 

Aujourd’hui une mesure humanitaire est nécessaire. Des centaines de jurassiens la réclament à travers un comité de soutien qui va grandissant et qui regroupe aussi bien les amis que les voisins, les enseignants ainsi que tous ceux qui sont mis au courant de cette histoire et veulent, par conséquent, soutenir la famille Kozmaqi.

 

Monsieur le maire de Champagnole lui-même nous a donné son aval et son soutien.

 

Les souffrances subies par Lumturije et Rinor qui ont encore des incidences sur toute la famille, leur capacité d’adaptation, les propositions sérieuses d’emploi pour Enver, sont autant d’éléments qui plaident en faveur de cette famille éprouvée.

 

Je me permets de solliciter votre attention particulière et votre soutien pour que tout soit mis en œuvre pour éviter l’expulsion dramatique et inhumaine de ces personnes.

 

Dans l’attente d’une suite favorable à cette demande, je vous prie de croire en l’expression de mes sentiments respectueux.